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Kristeva, espionne Bulgare ?

30/03/2018

Ce serait tellement bon. Kristeva espionne rouge. Sollers suppôt de la CIA. Tout deux groupies hystériques de Mao.

Ce serait tellement bon, repeindre de bleu ces icônes rances.

Mais bon, probablement pas. Tout cela ne lui fera qu’un bon coup de promotion.

Il n’y en a que pour la racaille.

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Debussy, mort depuis 100 ans

26/03/2018
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Debussy, imitant son ami par intermittence Erik Satie

Hier, centenaire de la mort de Debussy et passage à l’heure d’été.

Nous avons perdu une heure.

Pour faire tenir tous les hommages à Debussy dans cette seule journée, toutes les oeuvres ont soit été jouées un peu plus vite soit été amputées d’une note sur 24.

C’est ainsi que cette journée d’hommage a sonné étrangement

.

 

Aujourd’hui, je me sens comme Marcello Mastroianni dans « Une journée particulière » …

22/03/2018

Sauf qu’au bout du compte je ne vais pas coucher avec Sophia Loren.

C’est ballot.

 

 

 

Depuis déjà longtemps

15/03/2018

Temps depuis déjà longtemps où bien plus souvent jouir avec les yeux qu’avec la bite.

Très surfait, la bite.

Critique culinaire et boulimique

12/03/2018

C’est un peu comme critique de films X et obsédé sexuel, on se dit que ça va de soi, et qu’un certain bonheur doit même s’y trouver.

https://www.theguardian.com/global/2018/mar/11/louise-gray-my-double-life-as-a-food-writer-and-bulimic

 

J’aime les antidépresseurs, et je t’emmerde

07/03/2018

La jeune médecin remplaçante chez qui je passe faire renouveler mon ordonnance me laisse béat quand elle me lance « et puis il va falloir y faire quelque chose, les médicaments ne vont pas tout résoudre ». Je ne dis rien. Je remballe mon ordonnance. Me voilà tranquille pour six mois. J’irai voir ailleurs.

Absurde préjugé de la guérison. Les antidépresseurs, cette merveilleuse invention, rendent la vie supportable lorsqu’elle ne l’est plus, c’est-à-dire très souvent. Moins encombrants et coûteux que l’analyse ou la thérapie, ils produisent surtout des effets tangibles. Ils apaisent,  diminuent l’angoisse, l’énervement, la perpétuelle irritation. Ils autorisent à voir dans le monde autre chose qu’un grand trou répugnant et dans les gens qui le peuplent autre chose que de nauséabonds étrons. Ils me rendent plus aimable avec mon épouse et plus patient avec mes enfants. Ils me rendent l’attention et les longues plages de concentration où j’aime me perdre. Ils m’aident à supporter les commerciaux débiles, les patrons incompétents, les collaborateurs bornés, et notre médiocrité à tous. Avant tout ils m’aident à me supporter, me permettent de ne plus souffrir de la saloperie, difforme (moralement, intellectuellement, éthiquement) que je suis, être inutile, incapable, sans talent, sans rien, baudruche infiniment vide et triste.

Les antidépresseurs sont une bénédiction. Surtout les récents qui n’assomment pas d’effets secondaires. Peut-être existe-t-il quelque chose comme des problèmes de recapture de la sérotonine, même si cela dérange la médecine humaniste. Peut-être pas. Peut-être tout cela n’est-il qu’un effet de mon besoin d’une substance qui vaille plus que moi et dont les effets physiques rendent supportable ma médiocrité. Je m’en moque (non curo). Du moment que ce n’est pas de l’homéopathie, que j’ai la tête qui tourne, quelques nausées, la libido vacillante, le souffle court, du moment que je sens mon corps envahi et mon esprit qui palpite un peu moins fort, qui lance moins de ces grandes ondes de tristesse, cela me va. Et que cela dure encore trente ans ne me dérange pas.

 

 

Ce qui est vrai est beau et bon

05/03/2018

Jean-Louis Denois, la grande cuvée. Transplantés d’Aquitaine, les trois mousquetaires des cépages Bordelais (Cabernet franc et Cabernet Sauvignon, Merlot, Malbec, deux C deux M) font des ravages sur les hauteurs de Limoux. J’avais adoré les Pinot Noirs de ce divin vigneron, j’aime cette grande cuvée profonde et totalement dépourvue de lourdeur, qui pour ses 6 ans et demie (2011 – Mars 2018) sonne à la fois comme un vin jeune et vieux. Un vin de maîtrise, un mélange, une élaboration et un élevage qui donnent le sentiment de la maîtrise parfaite des goûts et des parfums. Très bon. Très, Très.

Dans le même genre, le Petit Clos de Géraldine Laval en IGP mais sur les terrasses du Larzac époustoufle de finesse et de simplicité. Frais à n’en plus pouvoir, débordant de fruits en même temps que construit, élégant et juste, aimé autant la deuxième fois que la première. Je bloque devant sa grande cuvée que je trouve tapée (23 euros, bon, faut voir), mais j’essaierai, promis.

Autre rMalevitchencontre renouvelée, dans un autre genre, le Beaujolais Village de Jean-Claude Lapalu cogne comme un manifeste futuriste ou une toile de Malévitch (Kasimir). Une pureté du Gamay (pureté est un mot qui ne veut rien dire : une pureté entièrement construite donc par le vigneron dont le produit fini, élaboré, sera dont ici dit pur) aussi claquante qu’une vague d’eau froide et salée par un matin de printemps sur une plage sudiste. On ne croque pas dans une grappe de raisin, on dévore à belle dents l’os du raisin, on suce son noyau, on se repaît de ses arrêtes et de ses tripes, on plonge le nez dans son sang encore chaud. Vin d’entrailles. Vin violent dans sa droiture impossible. Merci.